Les araignées aiment la campagne

Et plus particulièrement ma maison, qui s’y trouve.
Et le hic, c’est que moi, je n’aime pas les araignées.

Ceci dit, grâce à mon séjour Argentin, et à ma confrontation régulière aux cafards de cinq centimètres de long, j’ai un peu relativisé sur l’arachnophobie : à moins de me retrouver nez à pattes avec un exemplaire suffisamment grand pour qu’on puisse lui voir les poils à l’œil nu, je ne crie plus.
Les pilotes d’avion argentins m’auront rendu le même service. Et je ne parle pas ici de leurs poils, vous m’aurez compris, mais de leur façon sportive de manier un zinc.
Je dois décidément beaucoup à ce pays.

Coucher de soleil en Uruguay

Un joli coucher de soleil c’est tout de même plus agréable à voir qu’une araignée en gros plan. Non ?

La Bretagne a enfin conquis la France (j’ai froid !!!)

Ce midi ma fille regarde dehors et me dit « tiens, on voit du soleil !», sur le ton étonné qu’aurait eu un croyant confronté à la présence inopinée d’une apparition céleste.
Et c’est vrai qu’ici, en fait de soleil, on peut parler d’apparition céleste…

Et ça me fait penser à cette fameuse blague Bretonne que j’ai entendue raconter par le non moins fameux marin breton et pourvoyeur à ses heures d’excellentes moules-frites (resto « Le bout du monde" à Brest et Lorient, je recommande vivement, surtout avec la sublime sauce aux épices), j’ai nommé : Olivier de Kersauson.

Récolte du goémon by Ghislainedarmor (c) http://www.flickr.com/photos/ghislainedarmor/4937248290/

Ma bretonne de mère qui déteste Bécassine et l’image qu’elle a donnée des Bretons me tuerait si j’avais fait la bêtise de lui donner l’adresse de mon blog !

Une maman brestoise vient chercher son petit garçon : 
« dépêche toi, mon chéri, il y a du soleil, on va aller chercher des moules pour Monsieur de Kersauson, c’est excellent avec des frites, surtout avec une sauce au piment (voir plus haut) »

Et le petit garçon de demander :
– c’est quoi le soleil maman ?
– mais enfin mon lapin, le soleil ! Le soleil, cette boule jaune et lumineuse dans le ciel, tu as déjà vu ça, tout de même !

Et le petit garçon de rétorquer :
– mais maman, comment voudrais-tu ? Je n’ai que sept ans.

Rires frigorifiés, ça réchauffera au moins la mâchoire.

Réclamation céleste (j’ai froid)

La quasi totalité des Argentins aime la France et adore Paris. Et quand je dis « quasi » totalité, à vrai dire, c’est vraiment par acquis de conscience et au nom des trois ou quatre quidams sur trente millions qui auraient une dent contre nous pour une raison personnelle et indéterminée (les Malouines, c’est pas nous, c’est les Anglais).

Tous les Argentins que j’ai rencontrés en tout cas, me regardaient avec des yeux très agrandis en me demandant ce que « por Dios ! », je venais foutre dans leur pays alors que je pourrais manger des croissants sur les Champs.

White bear by mloge (c) http://www.flickr.com/photos/mloge/1182540358/

Vous comprendrez le pourquoi de l’image plus loin…

Fanfaronnade

Aujourd’hui il va faire sans doute plus de 35° à l’ombre à Paris et on sent pointer l’ombre de la panique. Avec une telle température en Europe, on parle déjà de vigilance jaune en France, d’alerte orange à la canicule en Espagne et d’alerte rouge en Allemagne.
Ce qui m’amuse moins, c’est que le climat soit à ce point là étrange et imprévisible : les effets du réchauffement de la planète se constatent tous les jours.

Sun (c) by Jalalspages http://www.flickr.com/photos/jalalspages/711161806/

Mais je me sens néanmoins l’âme fanfaronne devant un tel début de panique : en France, on ne connaît pas l’expression "sensacion termica" et cela se sent.

Retour à ma terre

(titre choisi en hommage à l’excellentissime Larcenet)

Oui, je sais, je néglige un peu mon blog ces derniers temps.
Mea culpa, mea maxima culpa.
A ma décharge, il faut dire que je n’avais pas trop envie de quitter l’Argentine pour revenir en France et que, alors que je m’y préparais depuis plusieurs mois, je me suis finalement retrouvée toute surprise une fois assise dans l’avion d’Air France.

Air France (c) by ShapeThings http://www.flickr.com/photos/shapeofthings/3275709449/

Et alors que l’avion roulait gentiment sur le tarmac pour trouver sa piste de décollage, je me suis mise à regarder autour de moi et à penser avec force :
« mais qu’est ce que je fous là ? ».

Parking pour chiens

Depuis deux semaines, je suis en plein déménagement franco-argentin : et c’est du boulot ! En attendant de reprendre le fil de ce blog, je vous mets donc une petite photo… Pour accrocher les laisses à la sortie d’un resto de Buenos Aires. Le chien fait un peu peur, mais l’idée est intéressante, non ?

Rosario c’est pas bo

Certes, les collègues Argentins de mon mari lui ont pourtant expliqué qu’il ne fallait pas juger l’architecture du pays à la seule aune de l’œil européen.
L’œil européen serait par trop habitué, paraît-il, à l’élégance des châteaux de la Loire (pour moi) ou à la beauté du postérieur d’un percheron de labour (pour mon cher et tendre) pour pouvoir évaluer sereinement les créations locales.

Certes la stricte éducation de ma môman aurait dû m’apprendre à ne pas asséner mes opinions, par définition subjectives, comme autant de vérités objectives.
Certes.

Je vous mets donc quelques photos comme preuve de ma bonne foi et mon éventuel bon goût.
Rosario, vous en conviendrez peut-être avec moi, c’est quand même pas super beau.

Rosario

Les Malouines aux Malouins !

Hier, 24 mars, c’était en Argentine le "dia de la memoria", le jour de la mémoire, commémoratif du début de la dictature et du souvenir que l’on doit légitimement à ses victimes.

Mais lorsque nous avons demandé à un garçon de café le pourquoi d’une telle fête, il s’est trompé et nous a expliqué qu’on commémorait le souvenir de la perte des Malouines.
Ah les Malouines !

Malvinas Argentinas

Partie du monument dédié aux Malouines à Rosario.

Tellement importantes ici, qu’une telle fête serait effectivement sans nul doute la bienvenue.
Ce pourrait être enfin un moyen de crier à la face du monde que l’arrête anglaise reste bel et bien coincée dans la glotte Argentine : "no pasaran", si vous me permettez une fine allusion à l’esprit de résistance ibérique.

Au voisin, mon mec préfère la voisine

(Titre encore et toujours choisi en hommage à Renan Luce)

Maintenant que je vous ai parlé de nos voisins du second (voir "Aux voisins, je préfère les voisines") – un banquier qui vit à New York et n’a acheté son appartement que pour y passer quelques rares vacances -, je vais vous parler de ma voisine du cinquième.
Je vous rassure : l’immeuble que j’habite pour encore quelques jours (je suis d’ailleurs en plein déménagement !), ne fait que cinq étages, et je ne vais pas vous les faire visiter un par un.
En plus, à tous les autres étages, tous mes autres voisins sont banalement normaux.
Ils sont juste un peu plus riches que la moyenne….

L’appartement du cinquième étage a été longtemps inoccupé. Et il n’a trouvé preneur que tout récemment, lorsqu’un jeune couple avec un tout petit enfant, a décidé de s’y installer.
Et c’est après que nous ayons rencontré la jeune maman dans l’ascenseur, en rentrant du cinéma (le soir de Raiponce), que la nounou nous a appris de qui il s’agissait (oui, je sais, j’ai une nounou à plein temps, ici en Argentine, et je vais pleurer ma maman à moi quand on va rentrer en France sans elle).

Dolores Fonzi (c) Mevi Make Up http://www.flickr.com/photos/mevimake-up/769149434/