Dans mes sabots dondaine

Je vais vous révéler la tendance lourde "Été 2010-2011" (ici en ce moment, c’est l’été : amis français, souffrez !) pour la chaussure argentine…
Heureux veinards.

La tendance lourde "Été 2010-2011" de la chaussure argentine, c’est la chaussure à talon compensé. De préférence très haute. De préférence sur talon de bois.
Et dans cette catégorie, j’aime tout particulièrement le sabot.

Sabots

Pour tous les amateurs de mon style photographique "flouté" ou mal cadré, je recommande tout spécialement mon billet sur le Dakar.

Pour être honnête, mon enthousiasme pour la chose a nettement diminué quand j’ai vu ce que mon jules appelle « une mini pouffe » de douze ans se dandiner un jour dessus.
Halàlà ma bonne dame, la jeunesse d’aujourd’hui n’est plus ce qu’elle était. Moi, à douze ans, j’étais encore abonnée aux kickers et aux jupes culottes qui grattent…
Qui a dit « t’as à peine changé ? »…

J’en avais pourtant très envie de cette paire de sabots.
Je me voyais déjà en total look bobo avec panier en osier (ils en ont de très jolis en ce moment au troisième étage du centre commercial Paseo Alcorta, je vais peut-être me laisser tenter) et grande robe en cotonnade.
Mais pour être tout à fait franche, on oublie aussi la robe en cotonnade qui descend à la cheville. Sur les grandes lianes d’ici, et notamment sur l’une de mes amies facebook d’origine madrilène, c’est absolument sublime. Mais avec mon mètre soixante – en tirant sur la colonne -, j’aurais l’air d’une lampe de chevet en mouvement.

Il va donc falloir que je fasse mon deuil de mes sabots et c’est bien triste parce qu’ici, si vous voulez marcher sur des talons, il vaut mieux les acheter sur plate-forme : à Buenos-Aires, les trottoirs ne dépendent pas de la municipalité dans leur globalité, mais de chaque immeuble dans leur individualité.
Ce qui fait que vous changez de revêtement à chaque building : gros carreaux, petits pavés, béton armé, petit carreaux, gros pavés et rebéton…
Ce qui fait que si la copro a décidé de radiner sur les frais (ce qui n’est pas rare ici, semble t-il, même dans les jolis quartiers), il faut vous préparer au parcours d’obstacles au dessus des trous.
Nous qui sommes arrivés ici avec une poussette « ville » à roues lisses, nous n’avons pas été déçus du voyage : les suspensions morflent, la descendance aussi.

Trottoirs Argentins

Juste devant chez moi. Remarquez les subtils changements de couleur indiquant les changements de surface. Et vous avez vu le trou ?

Trottoirs Argentins

Trottoir juste en face de "mon" café Starbucks.

En résumé, si vous n’avez pas une solide formation d’équilibriste mâtinée de trekking, il vaut donc mieux oublier ici les petits talons de chochotte.
Je ne parle même pas des talons aiguilles.
La dame Argentine est sportive : à Buenos-Aires, elle le prouve tous les jours sur l’asphalte.

1 réponse sur “ Dans mes sabots dondaine ”
  1. Heu… dame Fred… oserais-je vous demander une ultime participation à notre humble revue Buena Onda ? la der des der… sujet et humeur au choix of course… l’occasion de finir en beaute la rubrique " du côté de chez Fred"…. dead line super cool : 28 fevrier.
    Ça ne se refuse pas n’est ce pas ? Toute excuse du genre :
    "c’est que j’ai un demenagement à preparer" ou encore "ben c’est pas de bol mes tetes blondes sont suuupppeeeerrrr malades" ou enfin "je dois bosser sur mon CV" seront absolument irrecevables…
    Au fait, je voudrais quand meme bien te voir affronter ces trottoirs kaleidoscopes avec de si jolis sabots 😉

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