le bracelet tibétain des 5 joyaux

Quand j’ai écrit ma nouvelle « Les cinq joyaux de la princesse Lila-Neige », j’ai toujours eu dans l’idée d’en faire un bijou. En voici ma première version ! C’est un bracelet tibétain, un shamballa tout simple, avec du coton ciré et des perles 8 millimètres. J’ai acheté l’ensemble sur cyberperles en remplaçant la topaze par une

aujourd’hui, mon amie, ma sœur, que vas-tu faire pour toi ?

Je relisais hier un article de blog que j’avais écrit dans une autre vie, semble-t-il, quand j’habitais dans un petit village des Yvelines.

Je traversais à cette époque le choc climatique – au figuré – d’un retour en France, à la campagne, après une vie d’expatriée à Buenos-Aires et le choc climatique – au sens propre – du passage entre une ville essentiellement ensoleillée à un village constamment sous la pluie.

conte en couleurs

C’est un jour blanc.
Blanc de larmes, blanc de ciel, blanc des fleurs de cerisiers qui tombent du ciel en tempête de neige.
Sakurafubuki.
Et Akiko pense que c’est une bonne chose qu’on puisse encore choisir cette couleur pour le deuil, dans son pays. Parce que le choc, le vide laissés par le départ de quelqu’un pour l’autre côté, c’est justement ça.
Un désert immaculé.

tu es sûre de toi…

« Mais pourquoi, mais comment ? »

« Comment être sûre de toi, tout en réfléchissant », tu me demandes de tes grands yeux ambrés de chat, lumineux et méfiants.

« Comment, quand je sais que je ne pourrai jamais atteindre vraiment ce que j’ai déjà imaginé, bâti et peaufiné dans ma tête depuis longtemps ? »

« Comment, quand ma soif de perfection m’assure d’ores et déjà que je serai de toute façon déçue par le résultat ? »

« Comment puis-je être sûre ? »

Paris je t’aime

Paris se déploie en colimaçon autour de la Seine.
Et on peut y bondir d’arrondissement en arrondissement comme sur une marelle…

1, 2, 3…

J’ai vécu dans le troisième !
Dans un immeuble à toit de champignon près de Beaubourg.
J’y dormais la nuit et je travaillais dans une maison de Couture le jour.

Haut les cœurs !

Haut les cœurs, le temps est tellement pourri depuis des mois que j’en viens à oublier à quoi ressemble le soleil.
Est-ce que c’est moi, ou est ce qu’il faisait déjà aussi mauvais avant que je ne rentre d’Argentine où je prenais ma dose de vitamine D comme un acquis?
J’ai fait un sondage autour de moi et les avis divergent.

En ce qui me concerne, je ne peux m’empêcher de songer aux prédictions quasi apocalyptiques que j’avais entendues à une conférence écologique organisée autour de monsieur Nicolas Hulot il y a à peu près quinze ans. Les météorologues présents prévoyaient alors de fréquentes rafales de vent comme premiers symptômes de catastrophes dont ma mémoire n’a heureusement rien retenu (en bonne trouillarde qui se respecte, j’ai l’amnésie pratique).
Ce qu’ils n’avaient pas précisé à l’époque, c’est que le vent pousserait les nuages blancs pour vous plomber avec des nuages gris. On en viendrait presque à souhaiter certaines fois qu’un Dieu vengeur brandisse carrément et clairement le trident de la foudre plutôt que de nous étouffer à petit feu sous la mélasse.

En attendant, ma fille apprend des poèmes de circonstance sur un escargot épanoui et mon fils, quand il se réveille de sa sieste, me demande "où il est le soleil ?". À croire que cet imbécile là (je parle du soleil, bien évidemment) n’est encore bon que pour faire fondre la banquise.

Rio de Janeiro sous la pluie.

Et une photo de Rio de Janeiro sous la pluie pour se consoler un brin.

Moi aussi, j’écris du porno.

Finalement, j’ai décidé de commencer mon futur best-seller par la troisième phrase, celle qui dit « It was by far the very best fuck she ever had. Ever », celle qui va me permettre d’aller droit à l’essentiel dès les premières pages, c’est à dire : droit au cul.

À vrai dire, l’essentiel dans notre monde moderne qui apprécie des valeurs sans chichi, serait plutôt bipolaire : il n’y a pas que le cul dans la vie, ne nous y trompons pas, il y a aussi le pognon. En plus, certaines fois que je ne nommerai pas, mon dernier permet d’acheter mon premier.
Et parfois, mon premier permet d’obtenir mon second.
Ce monde est décidément bien fait.

Bibliothèque

Elle s’appelle Glenda Moon, elle est strip-teaseuse (fiction).

(Et c’est parti pour la précaution usuelle, je ne voudrais pas que les mamans du village m’imaginent avoir une deuxième vie la nuit : toute ressemblance avec une personne réelle, ne serait que le pur fruit d’un malencontreux hasard, d’une coïncidence fortuite, d’un abus de tequila etc…)

S’appeler Moon, quand on vit de montrer sa lune, vous avouerez que c’est avoir un solide sens du marketing.

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