Doute à Davron, enfin la révélation.

Parce que oui, la révélation de mon doute, c’est que j’ai traversé ces derniers temps comme une grosse période de "àquoibon" sur l’intérêt d’écrire un blog.
Pas dans l’absolu, mais en ce qui concerne ma pomme.

Coup de lune

Je ne suis pas une journaliste pouvant faire bénéficier le commun – dont je fais partie – de ma vie chargée en glamour, caféine et nicotine.
Je ne suis pas non plus assez "fashion addict" pour m’intéresser tous les jours au décodage des tendances (mes heures d’élégance consistant à mettre mon pantalon kaki à poches les jours où j’ai envie de varier du jean stretch).
Et je ne couds pas suffisamment en ce moment, pour vous attirer régulièrement l’œil sur ma toute dernière création, photographiée sur un angle que ne renierait pas Marie Claire Maison. Voir les blogs listés sur votre droite.

Certes, des amis m’ont parfois félicitée pour ma plume (certains m’ont, ce faisant, presque tiré les larmes, ils se reconnaîtront peut-être) et je viens de recevoir un mail qui m’a fait très plaisir, mais le Jules me reproche ces derniers temps de ne pas être aussi drôle qu’avant.
C’est sûr qu’on trouve plus matière à se marrer en grimpant le Fitz Roy qu’en taillant les rosiers.

Mon dernier grand fou rire campagnard pour tout dire, a été quand ma fille, suppliant comme chaque soir son père de lui lire une histoire, celui ci est allé piocher ma bible Ostie dans mes rayonnages privés.
L’ouvrant au hasard, il s’est alors mis à lui lire un texte qui commençait par "Judas non plus n’a pas observé les commandements de Yahvé son Dieu" pendant que ma fille le suppliait d’arrêter.
Il faut dire, à la décharge de mon aînée, que son éducation catholique, en dépit de son baptême, laisse un peu à désirer : le dimanche, c’est au choix la messe ou la grasse matinée et je vous laisse deviner la priorité. Ach !
Découragé par ces protestions juvéniles mais néanmoins persistantes, le Jules a donc par la suite ouvert un livre de contes à la page "Cendrillon" et l’a remaniée à la sauce "Ancien Testament" ce qui a donné quelque chose comme ceci :
(âmes religieuses sensibles s’abstenir et passer directement au paragraphe suivant)
"Il était une fois un homme fort riche dont la femme tomba malade et mourut car elle n’avait pas observé les commandements de Yahvé son Dieu. Il resta seul avec leur unique fille qui était d’une douceur et d’une bonté sans pareille. Elle tenait cela de sa mère qui était la meilleure personne au monde. Peu après, le père prit pour seconde épouse une femme, la plus hautaine et la plus fière qu’on eût jamais vue et qui observait les commandements de Yahvé son Dieu. Elle avait deux filles de son caractère et qui lui ressemblaient en toutes choses ; elles étaient jolies et blanches de visage mais vilaines et noires de cœur bien qu’elles observassent les commandement de Yahvé son Dieu."
C’était sans doute meilleur à chaud…

Bref, le doute.
Qui fait que par réaction, j’ai écrit toute la semaine dernière des petits trucs pour ne pas perdre la main et éviter de me prendre la tête (une spécialité locale et apparemment héréditaire si j’en juge d’après ma fille qui hurle que sa vie est en danger au moindre bobo de plus de deux millimètres).

Je ne vais pas devenir journaliste (à priori), ni quitter mon jean (normalement) mais je pourrais mettre plus de créations en ligne, par exemple. J’ai plein de dessins dans mes tiroirs, de vêtements ou de sacs, à ce jour encore inexploités. Plus des protos de vêtements que je pourrais vous présenter.
Ça vous dit ?
Ou je pourrais continuer à parler de ma vie, sur un ton plus ou moins humoristique (on fait ce qu’on peut) en espérant que mon expérience personnelle puisse vous amuser, voire vous servir .
Plus comme contre-exemple que comme exemple, restons lucide.
Mais dans ce dernier cas, avouons le, il m’est arrivé plus d’une fois de me dire intérieurement un truc du style "mais qu’est qu’on en a à foutre" (oups) et de m’autocensurer sans pitié.

Pour tout dire, j’ai même envisagé de parler de mes aventures "ésotériques", un peu façon Paulo Coelho, dans la mesure où j’ai vécu deux trois choses assez rigolotes depuis mon éducation catholique.
Mais bon, tout le monde n’est pas Elizabeth Gilbert et habitant toujours en France, patrie du cartésianisme (en opposition à la foi et autres religiosités, considérées sous nos latitudes comme essentiellement déraisonnables), je voudrais éviter qu’on me lance des tomates (encore un peu tôt pour la saison des salades).
Et si le Jules, a priori foncièrement agnostique et au départ plus que dubitatif, a appris à me gérer sans paniquer, voire à en profiter (notamment avec le reiki), j’ai une fille actuellement à l’école publique laïque, songeons à la préserver.

Tout ça pour dire que je traverse une légère crise de doute.
Et que si vous avez une suggestion sur ce que vous aimeriez voir dans ces pages, c’est le moment d’y aller d’un petit commentaire.

4 réponses sur “ Doute à Davron, enfin la révélation. ”
  1. Bonjour,
    impossible de vous adresser une réponse à vos mails, je ne comprend pas ce qui se passe. Pouvez-vous m’envoyer, par mail, votre numéro de téléphone? Sinon, le mien est sur le site,
    cordialement,

    Anne

  2. @atelinco : c’est fait !

    @autres lecteurs : atelinco, ce sont des ateliers d’écriture individuels et collectifs près de Davron. Si !

    Après "Barbie (c) fait école de commerce", "Barbie (cbis) travaille dans la mode", "Barbie (cetc) vit en Argentine", et "Barbie cherche à travailler dans l’édition" (scoop), voilà "Barbie songe à écrire un livre"…

    😉

  3. @Mag : ton commentaire fait chaud au coeur 🙂 J’y réponds un peu tard parce que je me suis un peu mise au vert (au propre comme au figuré) ces derniers temps mais MERCI !

    J’ai bien l’intention de mettre plus de photos, notamment de fringues, dès que j’aurai récupéré les prototypes qui sont encore dans la grange (blog définitivement champêtre).

    A bientôt !

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