Albert Uderzo et mon grand-père

Apparemment, chacun et tout le monde a ses raisons de trouver sa propre famille insupportable.

En Argentine, dans la communauté expatriée, la statistique ne me paraissait pas étonnante : mettre quatorze mille kilomètres entre la mère patrie et soi, c’est encore la façon la plus sûre, la plus déterminée et la plus visible de garder ses « proches » à distance.
Mais mes amis français en France ont, semble t-il, dans leur immense totalité, le même fardeau familial à se colleter. À deux ou trois nuances près.

À croire qu’il n’y ait dans ce bas monde que Vanessa Paradis, si j’en crois mes souvenirs de ses interviews, pour s’estimer heureux de sa parentèle.
Et à en juger d’après le mari que Madame Depp s’est dégotté, il y en a vraiment que le karma favorise…

Famille playmo

Famille traditionnelle française, avec son quota d’Argentins (ceux qui ont du soleil et sont plus bronzés), de pilotes d’avion (je les adoooooore, surtout quand je leur dis au-revoir) et de sorcières des mers (au fond à gauche). Ceci est définitivement un blog à petit budget.

Mon retour à la terre : commandes par internet

Dans l’excellent cinquième album « Retour à la terre » de Jean-Yves Ferri et Manu Larcinet, le héros, perdu dans le fin fond de la campagne, près du village des Ravenelles, se sent un jour l’envie subite de se commander via la Redoute un poncho de la ligne « Florent Pagny », en pure chèvre de patagonie.

Et c’est vrai que Monsieur Pagny a une maison en Patagonie près de Valdes. À vrai dire, si j’en crois le Jules, qui y a passé quelques jours pour voir les baleines, il y possède même toute une péninsule. Et dans une station essence des environs, le pompiste lui a d’ailleurs bienveillamment parlé du « fou français ».
Voire.
Notre chanteur national à éclipses m’a tout l’air d’avoir bien mené sa barque s’il est en mesure de se payer l’équivalent d’un département en Argentine. Et sous la torture, j’avouerai même aimer certaines de ses chansons (à la foliiiiiiiiiiiie quand en plus dans les clips il y a des images de là bas ).
Mais il faut dire que les Argentins ont toujours tendance à se demander ce qu’on vient faire chez eux quand on pourrait habiter dans du Haussmannien.

En tout cas, mon poncho à moi, il ne vient pas de la Redoute : j’en ai ramené un authentique de là bas, tricoté par les Mapuches du côté de Bariloche.
Et je le porte glorieusement, mon poncho, pour aller chercher ma fille à l’école. Mon beau-frère s’est bien marié en kilt après trois années passées en Écosse (j’ai vu les photos), je serais pas la première de la famille à donner dans l’ethnique.

poncho

La dérive

Autant je suis vraiment admirative (et pas mal envieuse) des parents dont les enfants mangent naturellement des légumes, autant je deviens de plus en plus suspicieuse devant les ouvrages sensés nous aider à en faire avaler à notre progéniture « à l’insu de son plein gré ».

Ceux qui ont écrit ça n’ont visiblement pas pondu le même modèle que moi : celui qui arrive avec le radar hypersensible à la vitamine déjà intégré.

Vitamine C

Rescapée.

Comme un mois de novembre en France / concours Cosmo

Je viens de lire dans un récent article sur la petite déprime ou la grosse fatigue de novembre, que quelque chose comme quatre vingt pour cent des français manquent de vitamine D quand viennent les premières gelées.
La vitamine D, c’est celle qui nous est généreusement offerte sous d’autres latitudes par notre ami le soleil.

Selon un test opportun dans ce même dossier (parti du fait que le gouvernement veut aider les mères qui travaillent, toutes semble-t-il au bord du burn-out), je suis contente d’apprendre que je n’en suis encore qu’au stade de fatigue légère : j’ai donc encore de la marge.

Escargot davronais

J’aurais pu vous mettre une petite vue des toits de Davron, mais je comprendrais que ça lasse. À la place, voici donc une photo qu’a prise le jules, haut-marnais donc moitié bourguignon, d’un escargot qu’il a laissé passer sans manger (j’ai pourtant la sauce idoine au congélo). À prendre comme une allégorie, je vous laisse décider de quoi.

La fin des vacances de la Toussaint

Il y a dix jours, je n’avais pas mis de post « d’arrêt provisoire pour cause de vacances » : il y avait certes les vacances mais je pensais naïvement qu’en restant à la maison avec mes deux enfants, je trouverais malgré tout le temps de publier régulièrement.

Vous avouerez qu’il est tout de même rafraîchissant qu’après cinq années de maternité à un enfant et surtout, – points comptent triple comme au scrabble -, avec un an et demi de maternité à deux têtes de mômes, j’entretienne encore de telles illusions…

Tours de vaisselle vues d'en haut

Vaisselle du premier mariage du Jules, à vendre, très bon prix. Explication plus loin.

Revendications de la ménagère de moins de cinquante ans.

La première fois que j’ai entendu cette appellation de « ménagère de moins de cinquante ans » , chère au cœur de nos amis publicitaires, elle m’avait fait ricaner : j’étais très loin de me sentir concernée.
Mais maintenant que je me retrouve en plein dans la cible, elle me ferait plutôt rire jaune.

Parce que oui, je comprends à présent pourquoi lesdits publicitaires s’en prennent à nous, mères à plein temps ou ménagères à mi-temps : après plusieurs heures de boulot casanier, ils jouent sur du velours pour nous convaincre d’acheter des trucs en packs, en lingettes ou en tubes ou quoi que ce soit d’autre qui mette la planète et les ours blancs en péril mais qui nous permette de gagner trois secondes.

On ne parle pas assez du burn-out de la femme au foyer…

Vaudou ménager

Photo mystère

D’après le Jules, la semaine dernière, j’ai un peu trop donné dans le style « amour, chèvre et beauté ». Mon mari préfère le cynique, le corrosif, en un mot le saignant et il ne va pas tarder à être servi… Mais ce n’est pas tout à fait un hasard si ma production bloguesque s’est un peu

Épuisée !

Il y a à peu près trois ans, j’avais été impressionnée d’entendre parler des jeunes mamans qui montaient une boîte à la toute fin de leur grossesse ou pendant leur congé maternité, parce qu’elles avaient « enfin le temps ».
La créatrice d’« Envie de fraises », dont j’avais entendu parler pour la première fois à une réunion du Centre des Jeunes Dirigeants, – réunion plus que machiste d’ailleurs, avec démonstration du tout nouveau matos "Bang et Olufsen" à un seul bouton pour que même les femmes puissent l’utiliser, ah ah ah -, avait de fait fondé une association pour jeunes mamans créatrices de boîte.

Alors que moi, quand j’ai eu ma fille, qui, pendant trois mois ne dormait que deux heures par nuit et deux heures par jour, j’en venais de facto à confondre le jour et la nuit et à vivre dans un état constant de somnambulisme.

Chez moi à Davron

Je vous présente mon nouveau chez-moi.

Au lit avec un touchpad

Sans doute que pour les quatre-vingt quinze pour cent de personnes « normales », qui ne sont ni geek, ni, comme c’est mon cas, mariées à un geek, le terme « touchpad » évoque assez vaguement un truc sur lequel ont tape avec les doigts pour accéder à ses mails.
Même pas un ordinateur, un genre de tablette magique pour grand.
Et c’est vrai que c’est assez ludique les premières minutes, de pianoter dessus…

Mais dans mon cas, mariée que je suis, sans même avoir été droguée avant la mairie et donc sans excuse, à un geek, le touchpad, c’est devenu l’alpha et l’oméga de ma vie quotidienne.

Touchpad, usage n°1

Touchpad, usage n°1.