Imprimée

Elle s’appelle Glenda Moon, elle est strip-teaseuse (fiction).

25 janvier 2013

(Et c’est parti pour la précaution usuelle, je ne voudrais pas que les mamans du village m’imaginent avoir une deuxième vie la nuit : toute ressemblance avec une personne réelle, ne serait que le pur fruit d’un malencontreux hasard, d’une coïncidence fortuite, d’un abus de tequila etc…)

S’appeler Moon, quand on vit de montrer sa lune, vous avouerez que c’est avoir un solide sens du marketing.

Et après tout, quand on est jeune et qu’on veut payer ses études, le strip-tease, c’est encore une solution de choix. Quand on a beau cul et tout ce qu’il faut au dessus, le montrer paye plus cher que de faire des sandwiches à la chaîne.
Et prend beaucoup moins de temps.

Elle a tout essayé : les bars soit-disant chics où l’on peut se tortiller à loisir autour d’une barre sans que le client ait le droit de toucher autre chose que ce qu’il peut bien avoir sous la ceinture, les soirées d’enterrement de vie de garçon où elle arrivait à la porte grimée en policière SM ou en infirmière à mini-jupe, ou les séances d’effeuillage très privées dans le décor luxueusement décadent d’un palace.

Sa fraîcheur et son look d’étudiante mal dissimulés sous les fards et les grimages de la profession lui assuraient un succès non démenti jusque là.
Et elle avait largement de quoi payer ses études.

Mais après tout, elle était ambitieuse, le choix de son cursus commercial en faisait foi.
Et en ces années où le porno soft était à la mode, où internet faisait en une semaine la célébrité d’un coréen qui dansait comme un cheval, là où auparavant des chanteurs sérieux ramaient pendant des années en tirant le diable par la queue, il ne lui manquait plus qu’un concept pour gagner le gros lot.
Un mix tétons et innovation.

Un mois déjà qu’elle parcourait les sites de femmes "cougar" – trop vieilles pour elle – et de mecs impuissants, pas son genre.

Et elle tient enfin son idée : parce qu’en dépit d’une vie de patachon menée aux quatre coins du pays à déhancher du croupion, elle n’avait encore jamais laissé personne s’en approcher d’assez près pour l’échantillonner.

Elle va donc le vendre, ce derrière qui a fait sa carrière.
Elle va le vendre et en mettre la primeur aux enchères sur internet.

Parce qu’en ce siècle où la virginité est une denrée rare pour qui dépasse les quinze ans, voilà qui devrait lui rapporter un bon pactole.
De quoi, en fait, si l’envie lui en prenait, lui payer un voyage sur la lune.

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