« Oh putain, génial ! »…

The Oscars 2012 by Beacon Radio (c) http://www.flickr.com/photos/beaconradio/6934411341/

… Jean Dujardin – que je cite au passage -, a chopé l’Oscar.

Et franchement, c’est fantastique, je suis contente pour lui !
Vous avez vu son sourire ?
Que du bonheur.

Mais c’est aussi, paraît-il, l’occasion pour quelques Américains hargneux d’aiguiser leurs pamphlets anti-français.
Ce qu’on appelle, je viens de le découvrir, le "French Bashing".
Et autant on comprend absolument pourquoi on apprécierait moyennement la performance d’acteur de DSK devant les caméras de surveillance du Sofitel, autant on voit mal comment le grand sourire de bonheur de notre Dujardin national pourrait aigrir. Exception faite, bien entendu, des concurrents malheureux.

Ainsi, de Madame Hemmings, qui a écrit le livre dont a été tiré le film "the Descendants", opposant du film français aux Oscars, et qui aurait twitté :
"Les gens de ‘The Artist’ étaient devant moi et maintenant je sens la cigarette et l’arrogance."

En même temps, quand on pense que les Anglais nous reprochent facilement de sentir l’ail ou l’oignon (excellent pourtant pour la tension artérielle, sans doute le secret de notre santé fort enviée du côté de Big Ben), et se sont plaints des effluves, jadis, à la grande époque de l’ouverture du tunnel sous la Manche, la remarque est plutôt gentille.
Ou alors c’est que la cigarette couvrirait efficacement l’odeur de la pissaladière (le Jules ayant acheté récemment dix kilos d’oignons d’un coup, cela devient ma grande spécialité culinaire du moment).

Et alors que je commençais à m’échauffer la bile et les humeurs et à bêtement contrecarrer les effets de ma cuisine actuelle sur ma tension artérielle à l’idée que certains Américains nous critiquent aussi petitement, je me suis soudainement rappelé que j’ai moi même écrit une certaine diatribe récente assez peu charitable pour nos amis d’outre Atlantique. Diatribe non encore publiée, les vacances de février, la gastro et la flemme ayant malheureusement fait leur ouvrage.

Mais il faut admettre que le reproche de l’arrogance est tout de même un gros point commun entre descendants de Benjamin Franklin et héritiers de Monsieur de Lafayette.
Aux Américains nous reprochons l’arrogance de l’argent et des affaires, et nous pourrions les accuser, en maintes occasions, de ne pas assez réfléchir.
Et à nous, les Américains nous reprochent l’arrogance de l’intellectuel se targuant d’un héritage culturel, mais à qui, compte tenu de notre réelle importance économique, on pourrait faire remarquer qu’il n’a pas beaucoup agi. Si ce n’est pour se hausser du col. Je ne sais plus qui a dit que nous avions bien choisi notre emblème, puisque le coq devait être le seul animal capable de chanter les pieds dans la merde…

Et je me fais donc la réflexion que si l’union entre pays était autorisée, plutôt que de nous écharper, il faudrait sans doute songer à nous marier.

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