Et les femmes d’expat, elles sont en vacances ?

En fait, le truc qui frappe à première vue, et sans doute à la seconde, c’est que les conditions des expatriés sont notablement privilégiées.
Nos maris le valent bien, qui s’échinent la colonne vertébrale au turbin. Ils le valent bien et pas seulement quand ils bossent chez l’Oréal. J’en connais.
Mais je conçois très bien que ça puisse agacer, surtout quand, de notre côté, nous n’avons pas l’air de bouger le petit doigt. Que nous avons parfois manucuré.
Alors qu’en est-il vraiment, au delà des apparences ?

Ambassade dans la rue Ortiz de Ocampo

Non, ce n’est pas ma maison, c’est juste une ambassade dans ma rue.

Déjà, je tiens à préciser que les privilégiés existent aussi en France – oh combien ! – et qu’on ne va pas les accuser d’être en vacances. On peut les détester tout pareil, je vous le concède.
Mais eux au moins, ont l’avantage de ne pas avoir leurs privilèges pour une durée très limitée (en général trois ans) et de ne pas avoir à s’adapter au yoyo social.
Passer de Cendrillon (45m² porte de la Chapelle) à Princesse (un peu plus de m², je dis pas combien, dans l’équivalent du 7ème local), ça se vit très bien. C’est le retour à la citrouille qui pose problème.

Rien que pour ça on devrait avoir une prime post-traumatique avec cure spa incluse (depuis le temps que je rêve d’aller à celui de Caudalie dans le bordelais !).

Mais revenons au présent.

Oui, nous avons le plus souvent une nounou à domicile. Parfois même, elle dort sur place (comme dans mon cas).
Et c’est un luxe incroyable et inimaginable que je savoure chaque seconde de chaque minute où je me souviens de ma vie de maman à Paris.
Mais il faut déjà se faire comprendre par elle, la nounou. Et ensuite, plus compliqué, il faut encore arriver à communiquer. Noter la nuance.
Je ne parle même pas des nombreux déboires qu’ont connu certains foyers avec des employées qui les volaient sans vergogne. Non je n’en parle même pas. Gérer le petit personnel, ah là là, c’est bien du travail.

maison

C’est ma maison ! Enfin, juste le troisième étage.

Oui, nous avons aussi de jolis appartements ou de jolies maisons (et c’est un luxe incroyable et inimaginable que je savoure chaque seconde de chaque minute où je me souviens de ma vie de maman à Paris…).

Mais à part ça, tout quitter pour tout réinventer, dans un univers inconnu, sans l’appui de sa famille et de ses amis, sans repères et le tout dans une langue étrangère, c’est du boulot. Et du stress.

On arrive dans un nouveau pays après x mois de préparation et x heures de travail (mon arrivée en Argentine a été épique). On débarque dans un appart’ hôtel (le plus souvent) avec bagages et enfant(s).
Et dès le lendemain, le jules part bosser.
Et on se retrouve toute seule comme une conne.
Paf.
Tout à faire.
On connaît rien à rien au pays, que ce soit la langue, un magasin de meubles, ou une marque de yaourts.
Et pas le droit de craquer.

Et bien, nom de nom, vous me croirez ou pas mais c’est du boulot…

2 réponses sur “ Et les femmes d’expat, elles sont en vacances ? ”
  1. en tant qu’ex-future expat je suis completely d’accord avec toi!!!
    et continues tes billets…encore pleins pleins!!! je suis FAN!!
    ps: je suis partante pour la cure Caudalie, c’est quand tu veux 🙂

  2. Retour à la case citrouille prévue pour fin février…

    Prépare ton agenda, ma toute belle, on va bientôt aller s’immerger dans le pinard !

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