Doute à Davron, introduction.

Samedi dernier, notre possible futur député des Yvelines, Monsieur Douillet, est passé nous rentre visite avec un ministre – celui de l’agriculture, je crois -, et ce, pour parler du milieu rural.
Je tiens ça de Haute Source, le Jules ayant taillé la bavette avec le gentil gendarme en poste devant chez nous.
Peut-être le même gentil gendarme qui est venu aujourd’hui expliquer dans la classe unique de ma fille de cinq ans que les garçons ne devaient pas soulever les jupes de filles et que la prison c’était à partir de treize ans?

Gentils Gendarmes à Davron

Gentil gendarme devant chez nous.

À vrai dire, Davron ne doit pas compter beaucoup de criminels, même juvéniles, et presque aussi peu d’agriculteurs.
A l’exception, dans ce dernier cas, de nos voisins, propriétaires des moutons et d’un magnifique tracteur qui donne à chacune de ses sorties des frissons de gosse à mon mari. Séquelles d’une enfance à la campagne au fin fond de la Haute-Marne, et tout ça.
À part nos voisins, donc, les habitants de Davron, ce seraient plutôt un couturier à la retraite et à éclipses pourvu d’un hélicoptère, une chanteuse d’opéra et un max de cadres très supérieurs.

Venir parler de la ruralité à Davron, c’est donc un peu l’assurance de le faire dans un milieu courtois et civilisé et au sein de l’environnement photogénique d’un village classé.
Le seul souci réel et majeur étant tout de même de devoir affronter le micro-climat local, moitié Sibérien (pour les rafales de vent à vous desceller un volet, si j’en crois mes fenêtres), moitié Écossais (avec une pluie et une brume plus que fréquentes qui m’évoquent irrésistiblement Brigadoon), dans tous les cas, complètement pourri.

Davroon

Davroon.

En plus, si j’en crois les Davronais de longue date, ici, on peut encore se prendre de la neige en avril et l’hiver commence dès le mois d’août.
Ce qui, si mes calculs sont bons, nous laissent à peu près trois mois de bons.
Chantons sous la pluie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *