En travaux

Ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais avoir beaucoup de temps pour écrire : quand un technicien d’Edf passe pour couper l’électricité parce qu’on n’a officiellement aucun contrat chez eux – ni chez personne, du reste -, on se dit qu’il est temps d’arrêter de faire confiance au Jules sur le plan administratif et de se plonger dans ces six derniers mois de paperasse.
Dont acte.

Chantier

Chantier en cours.

Mais j’ai tout de même une problématique campagnarde à vous soumettre : comment fait-on pour se débarrasser discrètement du calendrier des éboueurs (appelés pudiquement "service de nettoiement") sans courir le risque de se faire gauler ?

Parce que je ne sais pas pour vous, mais ici, on est un peu submergé sous le calendrier. Et notre sentimentalisme parental a choisi : on a fièrement affiché sur notre réfrigérateur celui de l’école avec notre fille dessus. Je suis absolument certaine que les grands-parents se seraient entretués pour l’avoir et on a préféré trancher dans la sérénité : on l’a gardé pour nous.
Et on a aussi le calendrier Picard, très mignon avec ses spirales, sa répartition par semaines, ses recettes de cuisine et ses photos de bouffe. On va finir par croire que je tiens un blog sponsorisé par Picard et je vous assure bien que non (hélas !) : c’est juste qu’à l’étranger, on se rend compte à quel point les légumes prédécoupés et les plats déjà prêts sont essentiels à une vie de famille épanouie. Quoi qu’à la réflexion, une nounou à domicile qui cuisine, c’est bien aussi, mais nous ne sommes plus en Argentine…
Bref, le calendrier de l’école de Davron plus celui de Picard, cela fait deux calendriers (si ! si !). De combien de calendriers pourrait-on bien avoir besoin ?

J’ai donc déjà commencé depuis un certain temps à confetis-er les autres et à les fourguer progressivement dans la poubelle, avec le souci omniprésent de ne vexer personne : on habite un petit village où tout se sait rapidement. Et je tiens à l’estime de la factrice, adorable personne dont ma survie dépend totalement. Sans parler du fait qu’il est toujours prudent de ne pas se mettre les pompiers à dos.
Mais quid des éboueurs ? Je ne voudrais pas courir le risque qu’un des tout petits, petits, très petits morceaux de calendrier n’attire leur attention, certain matin fatidique… On compte tout de même sur leur générosité pour ne pas écrabouiller sauvagement le rétroviseur de la voiture en passant dans notre étroite ruelle, les quelques fois où le Jules a oublié d’aller la garer plus haut…

Je crois que je vais donc me résoudre à l’enterrer dans le jardin. Un calendrier bio et fertilisant, ce serait pas une bonne idée pour 2013 ?

2 réponses sur “ En travaux ”
  1. Pour le calendrier, tu peux essayer de le brûler dans la cheminée, cela te procure ainsi un peu de chauffage et d’éclairage…en période de coupure EDF, cela peut être utile !

  2. @Guillaume : hey, en voilà une bonne idée ! Malheureusement, on a l’interdiction formelle d’utiliser la cheminée… il va falloir que je songe à acheter un brasero. Ou alors – avec un peu de patience -, ce sera pour allumer le prochain barbeuq / asado avec les potes d’Argentine !

    On va compter sur le fait que cette année on pourra accéder à la pelouse sans bottes de pêcheurs…

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