Depuis que j’ai des enfants, je ne vois plus la vie de famille de la même façon (suite).

Avant, quand je rencontrais une maman qui avait décidé de rester au foyer pour s’occuper des bébés, je pensais un truc du style : « et allez, encore une qui a choisi de se la couler douce près du frigo à bières et qui trahit du même coup la cause SACRÉE de l’égalité des sexes ».

2ème petit machin

Maintenant, la fois où le Jules m’a sorti un truc du même tonneau après la naissance de l’aînée, j’ai opportunément disparu tout un samedi.
Pfffuuuuuuuuuuuuuuuiiiit !
Bizarrement, il ne l’a plus jamais redit …

Depuis que j’ai des enfants, je ne vois plus la vie de famille de la même façon.

En avertissement, je tiens à prévenir ceux d’entre vous qui hésiteraient à se reproduire : ce post n’est pas vraiment une incitation à sauter le pas….
Mais de toute façon, j’ai pleine et entière confiance en la force des hormones pour vous donner la petite poussette finale : en ce qui me concerne, après trois ans à hésiter et à faire des listes « contre » (trois pages) et « pour » (deux lignes), c’est bien la vue d’un bébé joufflu qui a finalement annihilé chez moi toute forme de raisonnement cérébral et m’a fait passer à l’acte !
Même encore maintenant, pourtant bien aguerrie après deux marmots, dès que je vois un nouveau-né, je fonds complètement en dedans et gazouille des « c’est trop mignon ces petites mains et ces petits pieds », en oubliant, sur le coup, de lever les yeux sur la jeune maman hagarde et échevelée qui chancèle au dessus du landau (dormir par tranches de deux heures vient à bout des plus endurcies…).

Petit machin

Vacances de la Toussaint : le bilan

– 2 enfants 24h / 24h à domicile.
– en plus des deux chats et des 10 plantes vertes habituels.
– 1 constat : les plantes vertes, c’est définitivement plus calme.

– 1 gâteau d’Halloween moche, en dépit des excellents conseils du livre "Kids’ birthday cake". Devant mon œuvre en "basic butter cake", ma fille a d’abord dit "ça ressemble à rien !" avant de concéder "on dirait une grenouille".
Quand on sait que je voulais réaliser un château hanté, on comprend que j’ai encore deux ou trois séances d’entraînement avant de passer pro… Ou alors, c’est la faute du four.

gâteau d'halloween

– 7 sites de matériel de pâtisserie consultés en urgence et en panique pour le matériel nécessaire afin d’éviter à l’avenir ce genre de débâcle culinaire. Si ce n’est pas la faute du four, c’est la faute du moule. Ou du couteau. Ou du beurre. Une bretonne, même à demi, ne devrait jamais cuisiner avec du beurre non-salé, c’est connu.
Cerf Dellier.com, Cuisto Shop, Mora, Soyons food, Cuisine Addict, Original Store, Sibo Sibon.
– plus 1 site préféré mais non encore testé : Feerie cake. Je suis déjà sur la voie du succès.

Message à madame Filliozat

Avant d’avoir nos enfants, avec le Jules, on s’était dit que chez nous, les petits seraient élevés au sifflet et le doigt sur la couture du pantalon.
Un peu comme dans « La mélodie du bonheur », où la troupe d’enfants est soumise à la bienveillante mais néanmoins ferme autorité du commandant Von Truc.

Et puis, enceinte, chargée ras la gueule d’hormones et de bonnes intentions (la nature est bien faite dans le sens de la reproduction), j’ai lu un des livres de madame Filliozat : « Au cœur des émotions de l’enfant ».

L'amour, la mer, les enfants

J’aime beaucoup la mer. Et l’avantage…

F comme… Flam

J’avais tout récemment une discussion avec un ami, comme quoi on était toujours en train de courir après le temps.
Et c’est vrai que dans ce terrible monde moderne, béni en tout ce qui concerne les avancées médicales (merci ô providentielle péridurale !) mais maudit pour tout ce qui est respect du rythme naturel, on est tous pas mal en situation de stress.

En ce qui me concerne, j’ai pourtant presque élevé la flemme au niveau d’un art : mon « mariquej’aime » m’appelle affectueusement « l’Inutile » et si on me pose dans un coin avec un livre, on peut rapidement me confondre avec une plante verte. Sauf quand vient l’heure des repas : je suis beaucoup moins économique et beaucoup plus vorace.
Et, pourtant, oui, même moi, j’ai du mal à éviter le stress omniprésent.

Poubelle de Davron

Instinct maternel, mon œil.

Écrit sur l’air de la Reine de la nuit !

La plupart des gens parlent de l’amour maternel comme d’une affaire allant de soi.
Pour ce faire, on lui colle même l’étiquette "d’instinct maternel", comme si un flot d’amour venu d’ailleurs devait vous envahir au premier coup d’œil sur le nouveau né vagissant.
Vaste blague ou complot collectif dans le but de préserver l’espèce, je ne saurais dire.

Coeurs (c) by Nexus http://www.flickr.com/photos/nexus_6/316331005/

En ce qui me concerne, à chaque fois qu’on m’a présenté – en plein milieu d’une césarienne, il faut dire, soit une demi heure pour la France, deux heures version argentine – un nouveau né rouge, pas content de sortir de son milieu aqueux et couvert d’humeurs plutôt extra-terrestres, ma première pensée a été un truc du genre :
"Ok, je l’ai vu. Maintenant recousez moi, s’il vous plait."

Et même si j’ai finalement ressenti le-dit flot d’amour assez rapidement (quand ma fille a ouvert grand les yeux la première fois qu’elle a entendu ma voix, en néonat, le lendemain de l’accouchement, je me souviens encore de l’effet "coup de point dans les tripes"), l’amour maternel, à mon avis, ce n’est pas du tout cuit.

Et je pense à Madame Filliozat.

Fille ingrate

Je viens d’avoir une autre des mes délicieuses conversations mère-fille hier et j’aimerais bien savoir comment les autres que moi gèrent sereinement, et même agréablement, leurs relations avec celle qui leur a donné le jour.
En effet, quand j’entends parler de filles de mon âge qui appellent leur maman trois fois par jour et par plaisir, je le confesse, ça me laisse un peu rêveuse.

Mère-fille

Admirez la mise en scène ! Les décors sont de Rogert Harth et les costumes de Donald Cardwell.

À vrai dire, c’était un peu mon cas jadis, et je me souviens encore des jérémiades, voire des apoplexies de mon père – plus attaché à ses sous qu’à sa progéniture –, quand il recevait ses notes de téléphone, du temps de mes études aux États-Unis. Mais c’était autrefois, avant la Grande Rupture de 1992 (et ouais, ça ne nous rajeunit pas) quand j’ai bêtement décidé, à l’âge de vingt deux ans, qu’il était temps pour moi de vivre ma vie. L’inconvénient d’une mère fusionnelle c’est qu’elle comprend mal votre souhait de grandir et le prend assez vite comme une trahison doublée d’un affront personnel.
Et le désavantage d’être née une année en zéro, c’est que tout le monde calcule votre âge beaucoup plus vite, sans vous laisser le temps de vous ajuster à la maturité qui s’impose et que vous n’avez – hélas – pas vraiment vue venir.

Mon pédiatre et la finance

Avertissement préalable autant que nécessaire : je me rends compte que cela fait un certain temps que je me plains à longueur de lignes, de la difficulté d’élever des enfants. Mon propos est bien évidemment de mettre en avant les difficultés du boulot de parent, difficultés que je n’avais jamais envisagées aussi grandes avant d’être plongée, sans réelle sommation ni formation, dans le grand bain. À moins qu’on ne considère comme formation, les deux minutes que prend la sage femme à la maternité pour vous expliquer comment on colle une couche. Mais je tiens à préciser toutefois, que, comme la possible écrasante majorité de mes concitoyens, je suis bien évidemment convaincue de ce que mes rejetons sont les futures treizièmes et quatorzièmes merveilles du monde, respectivement. En tout cas, avec leur coopération plus ou moins active, je m’y emploie…

Et après quelques déboires à notre arrivée sur Poissy avec un binôme de pédiatres qui a refusé, en dépit de son serment d’Hippocrate, de prendre en urgence mon bébé en consultation sous prétexte que nous étions des nouveaux patients (le fait que nous débarquions d’Argentine et disposés à devenir des patients fidèles et reconnaissants n’a rien changé à l’équation mercantile), nous avons finalement trouvé un adorable pédiatre près de chez nous.
Homéopathe et prescrivant des suppositoires aux huiles essentielles.
« Ah ouaiiiiiiiiiiiis » dit mon fils de vingt mois quand il voit le petit missile à l’eucalyptus, et ça laisse le Jules assez perplexe.

Homéopathie

Heureuse maman d’une princesse magique et d’un viking malicieux.