pourvu que ça mousse

En ce moment, il y deux personnes très connues mondialement que j’ai identifiées comme manipulateurs pervers. Bien sûr, je peux toujours me tromper.
Mais lorsqu’on a survécu à ce genre de profil, on arrive de mieux en mieux à les voir, une forme de sixième sens, les tripes qui vous parlent à l’oreille (oui, je pratique le yoga, c’est possible…).

Ces deux personnes que j’ai donc repérées ont des idéaux politiques opposés.
Et ce qui me frappe, du coup, c’est que chacune de ces personnes est assez faiclement identifiée comme manipulatrice, comme pervers-narcissique par le camp opposé.
Mais que chaque camp défend son manipulateur bec et ongles, lui trouvant toutes les excuses et toutes les justifications.

Il faudrait pourtant intégrer qu’un manipulateur, par définition, n’a pas d’idéal politique ou humanitaire. Il va utiliser ce qui marche.
Peu importe le savon, pourvu que vous l’achetiez et qu’il mousse…

Et dans cette guerre d’idéaux qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux et dans laquelle les manipulateurs ont une part très active, chacun des clans pense que l’autre est stupide de se faire avoir par des ficelles aussi grosses. Mais l’intelligence, en fait, n’a rien à voir là-dedans. Quand autant de personnes se font ainsi manipuler, il faut de facto partir du principe qu’elles ne sont pas toutes stupides.

Pourquoi, alors ? Pourquoi se laisser berner ?

Par amour, au nom de principes, par croyance, par tout ce qui forme une grande partie du cœur de notre personnalité, de notre identité et que la personne en question, le prédateur, a décidé d’incarner.

À partir du moment où on a donné notre foi à l’autre, fût-il manipulateur, on a alors l’impression que la lui enlever revient à mettre en danger une partie de nous-même.
Revient à renier, à travers son incarnation, une part de nos croyances ou de notre amour.
Revient parfois à renier notre culture, notre cercle d’amis, notre famille.

Autant, alors, plutôt que de prendre ce risque, continuer à s’aveugler et à y croire.
Et pour nous aider à protéger ce qui semble essentiel à notre essence, l’intelligence vient alors à notre secours. Et l’intelligence, ce n’est pas la lucidité…

Car l’intelligence peut tricoter les explications les plus abracadabrantes, les justifications les plus tirées par les cheveux et les raisonnements les plus douteux pour nous aider à ne pas sortir de notre aveuglement volontaire. Pour pouvoir continuer d’aimer.

Et c’est là, la plus grande force, et j’en sais quelque chose, du manipulateur : à partir du moment où il a réussi à engager nos sentiments positifs, amour, foi, croyance, valeurs… on va faire tout le travail pour lui.

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