À quand la fin de ce monde de banquiers ? Part 2.

(suite de la Part 1)

Et donc, avant mon départ pour l’aventure Argentine, j’ai décidé de simplifier ma vie paperassière et de fermer mes comptes, notamment mon compte privé.
Pour ce faire, j’ai arrêté de faire des chèque trois mois à l’avance et j’ai prévenu ceux qui en étaient encore pourvus de ma date de départ. Mais je n’ai pas pointé chaque chèque sur mon livre de comptes. Bizarrement, avec un déménagement intercontinental à organiser, j’avais deux ou trois autres choses sur le feu.
Fatale erreur !
Un chèque étant fatidiquement arrivé après la date de fermeture de mon compte, ma sympathique banque d’alors (Société Générale, pour bien la dénoncer) m’a envoyé une lettre jusqu’à Buenos-Aires, via le travail de mon mari, pour me menacer fort cordialement d’interdit bancaire.

Relation banquier-client

Grosse déception : le playmobil ne peut pas se mettre à genoux ! NI tenir plié en deux sans léger support. Photo réalisée donc sans presque aucun trucage !

Parce qu’il faut le savoir, le client, c’est un voleur en puissance. Surtout s’il est soupçonné de ne pas avoir les moyens.
À contrario, pendant la crise des subprimes, les banquiers s’en sont sortis avec une grosse peur et une tapette sur la main et ce sont les contribuables qui ont dû sauver le système…
Moralité qui ne date pas d’hier : quand on vole, il vaut mieux le faire en grand.
Et moralité plus récente : ce ne sont pas les gouvernements qui ont le pouvoir réel.
Je ne serais pas jusqu’à dire que je regrette l’époque où Charles le Bel, agacé par le pouvoir qu’avaient pris ses banquiers Templiers, avait décidé d’en brûler quelques uns pour leur apprendre à « vivre ».
Non, je suis plutôt non violente.
Mais il me semble en tout cas que le droit divin donnait au moins des couilles et je regretterais dans certains cas le bon vieil usage de la lettre de cachet. On pourrait en faire une version républicaine pour actes clairement et massivement anti-citoyens, que je ne pleurerais pas. Banquier et Bastille ça commence pareil, ils sont faits pour aller ensemble.
Et toc.

Quand j’y pense, d’ailleurs, les critères fermés et abscons choisis par Monabanq pour l’élection de ses futurs clients me semblent oublier au passage certains faits intéressants.
Je pourrais très bien être une riche héritière potentielle….
Et d’ailleurs j’en serais une, si mon père, médecin et surtout, fondateur de clinique, dans le louable souci pédagogique d’apprendre à ses enfants à surnager par eux mêmes dans un monde difficile, n’avait pas déclaré à qui voulait l’entendre (ou à qui ne pouvait – hélas – l’éviter, vivant sous le même toit), qu’il s’arrangerait pour tout dépenser de son vivant.
Pour tenir parole, mon généreux père a d’ailleurs pu compter en cela sur mes amis les banquiers, qui n’ont cessé de le convaincre de placer sa cassette en Bourse, et de fermer les yeux sur les crises financières ou au bon sens. Ce même bon sens qui me murmure, quant à moi, que ceux qui gagnent en Bourse sont avant tout ceux qui la manipulent…
Mais pour briguer le très disputé privilège de perdre les sous paternels, je me souviens encore d’avoir vu un banquier luxembourgeois (la fuite des capitaux ne date pas d’hier) poireauter deux heures dans son salon, en attendant que mon auguste ascendant daigne finir son parcours de golf. Une leçon d’humanité que je ne suis pas près d’oublier…

En attendant, en ce qui me concerne, me voilà dans la situation surréaliste d’avoir quelques chèques à mon nom et personne pour le moment pour en vouloir ! Axa banque sera t-elle plus intelligente ? Je ploie sous le poids du suspens.

Tout le monde a droit a un compte bancaire, paraît-il. Et comme m’a dit récemment ma mère, qui a toujours su trouver les mots pour me consoler, si les prostituées ont bien leur banque, pourquoi pas moi ?

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