J’pète la joie

(spéciale dédicace pour Célia)

Le Jules me faisait la remarque, récemment, que cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit d’article exclusivement drôle. Que mes sujets étaient depuis quelque temps un peu trop sérieux .

Et c’est vrai que les occasions d’une franche poilade, pour une mère au foyer campagnarde, sont somme toute assez rares. « Mouaahaah, j’ai attaché les nouilles Picard au fond de la poêle ! »
« Mouaaahhhaaaahhhh, j’ai mis de la boue partout sur le lino après mon tour dans les petits chemins du coin ! »
Non.

Les occasions de sourire, heureusement, sont plus nombreuses, comme hier où ma fille, s’inquiétant pour le sort de la biquette locale qu’on ne voit plus depuis un certain temps, se met à pleurer en forçant un peu le trait.
Et qu’un des moutons du pré d’à côté, croyant qu’elle s’adressait à lui, s’est mit à lui bêler énergiquement une réponse.

Vue des toits de Davron sous le soleil

Le soleil revient ! Une bonne raison de sourire !

Les mauvais managers français, part 1

Une fois n’étant pas coutume, je vais aujourd’hui me sortir la tête de ma campagne et de mes prises de tête familiales pour aborder un sujet qui nous touche tous de plus ou moins près : le diplôme et ce qu’on en fait au travail.

Une amie vient en effet de m’envoyer les références d’un livre écrit par Jean-Pierre Percy, qui s’appelle « Au secours, nos managers sont mauvais ! » et qui, si j’en crois son synopsis, explique entre autres à quel point notre façon d’évaluer un futur manager ad vitam æternam sur la base de son diplôme minerait notre management national.

Noooooooooooooooooon ?!?!

Cadre français

Fine allusion.

Les mauvais managers français, part 2

(spéciale dédicace pour Valéry)

Dans la partie 1, je concluais mon propos en remarquant que les prépas commerciales de province préparent plus volontiers aux écoles de provinces. Et à ce constat peut s’ajouter, du moins pour mon époque (voilà que je me sens tout soudain cacochyme), comme un léger soupçon de collusion.

Ma sœur, qui a suivi la même voie sensément royale que moi, m’avait raconté en effet, qu’un élève d’  « Ipetruc », dans le cadre d’un concours et avant la distribution des sujets d’histoire, s’était soudainement levé de son pupitre et avait clamé bien fort « je suis d’Ipetruc, le sujet sera « le blé » et je vous emmerde ». Et que de facto, le sujet fût bien sur le blé.
Il faut préciser au passage que les écoles privées parisiennes envoyaient volontiers leur élèves en province, pour que la copie du bon grain se détache assez nettement de celle de l’ivraie (pour rester dans le thème céréalier).
Et aussi, disaient certaines mauvaises langues, pour que les correcteurs qui ne faisaient parfois qu’un avec ceux qui avaient enseigné à la future belle plante de façon assez formatée, puissent la repérer et la noter généreusement, sans être taxés de népotisme. Ce que les envieux n’iraient pas imaginer…

Mais sans aller jusque là, il est évident pour tout le monde qu’il vaut mieux avoir fait une bonne prépa pour entrer dans une bonne école.

Cadre français

Sexy cadre.

En 2012, j’arrête la volaille, peut-être le saumon et sans doute le homard.

Pour fêter le passage au nouvel an, la tradition c’est de prendre des bonnes – et parfois brèves – nouvelles résolutions.

Pour rajouter du piment, cette année, après que le Jules se soit galamment dépatouillé avec les deux homards (il m’a d’ailleurs chargée de faire passer le message auprès de certains de ses amis comme quoi il ne déchiquetait plus le crustacé avec les dents), nous avons fait chacun notre petite liste de souhaits que nous aimerions voir réalisés par l’autre.

Plutôt, en effet que d’attendre et m’étioler avant de bénéficier d’une improbable surprise, j’ai décidé de prendre le taureau par les co… rnes et de dire franchement ce qui me ferait plaisir. Les mecs se plaignent en effet suffisamment souvent de notre langage féminin composé de sous-entendus, faux-sens et autres contre-sens menant rapidement au fatidique « il faut qu’on parle », pour que je décide pour une fois de m’exprimer clairement.

Et là, j’ai eu une révélation : si mon homme ne sait pas me faire de surprises en dehors des quelques fois où il a sorti son briquet pour allumer une bougie, ce n’est pas faute de mauvaise volonté, ce serait plutôt faute d’imagination. L’avantage pour moi, c’est que cette déficience lui permet de me tenir la main en avion pendant que je me fais des films catastrophe.

Couscous

Recyclage de photo : un de mes probables derniers poulets.

Post engagé

Dressons le capitalisme sauvage !

En ce lendemain de commémoration nationale, je vais m’autoriser à aborder un sujet grave et économique.
Il aurait sans doute été de meilleur aloi de parler politique mais d’une part, je ne tiens pas à parler de l’orientation de mon vote (désabusé à tendance cynique) et d’autre part, si j’en crois la fine et subtile analyse du Jules, – ex-révolutionnaire qui s’est marié une fille de bourgeois -, la politique et l’économique, de toute façon, ça finit dans le même lit. Sous la table ou devant la mairie.

Avant toutes choses, je tiens à préciser que je ne me définis absolument pas comme une anti-capitaliste.
Loin s’en faut. Mon toubib de père ayant monté un business qui lui avait permis d’offrir le nécessaire et le superflu à sa petite famille, j’ai moi même lancé deux petits business dans la mode.
Ça m’a beaucoup moins bien nourri, mais ne m’empêche pas d’apprécier un pays où on permet la liberté de créer et d’entreprendre.

Il faut dire que je n’aime rien tant que les aventuriers qui sentent bon l’embrun et suis facilement d’avis qu’à notre époque, la seule aventure digne de ce nom, c’est encore celle de monter sa propre boîte.
J’ai paradoxalement épousé un pur terrien malade en bateau mais ça ne m’empêche pas depuis, d’essayer de le mettre à flot : les femmes adorent changer ceux qu’elles aiment quand les hommes nous apprécient telles que sommes, tout un débat…

Toujours est-il que pour aider son prochain, l’utopie c’est intéressant mais que ça n’a pas vraiment fait ses preuves alors que l’euro permet bien des combats.

Pognon

Blog à petit budget.

Les mouches, Marcel Proust et Marcel Pagnol (MP2 !)

Je ne comprends rien aux mouches.
A la réflexion, c’est plutôt positif.

Pourquoi les mouches font-elles tout leur possible pour venir se réchauffer chez moi, pour ensuite se cogner aux murs et aux fenêtres dans ce qui ressemble fort à la recherche éperdue d’une porte de sortie ?
Elles aussi chercheraient-elles à fuir ma cuisine à tout prix ?

Pourquoi viennent-elles systématiquement agoniser dans les vingt centimètres situés entre ma tête de lit et ma lampe de chevet ?
Mon mec dit que c’est parce qu’elles sont attirées par l’odeur mais j’aimerais trouver une explication à la fois plus flatteuse et plus scientifique.

Vue des toits de Davron sous la brume du matin ben tiens

Vue des toits de Davron le matin dans la brume. La maison qui domine est celle où ont habité les deux célèbres écrivains du titre.

Un code vestimentaire pour aider les papas

J’avais prévu de vous montrer des photos de mon ex-quartier Argentin et de mon nouveau village français.
Mais mon chéri à moi étant parti au taff avec ce qui était sensé être mon cadeau d’anniversaire de l’an dernier, c’est à dire, mon téléphone portable sur lequel j’avais pris rapidement des photos à Buenos Aires avant de prendre l’avion, je vais me rabattre sur un post de comptoir sur un sujet que je qualifierais d’urgence familiale.

Car si vous êtes une femme et que vous avez comme moi au moins un enfant et leur père à domicile, vous avez forcément été confrontée au problème de l’habillage de mon premier par mon second….

le papa code

Le bonheur est à la télé

Cela fait donc quatre ans et demi que nous sommes déconnectés de la télévision puisque cela fait quatre ans et demi que nous sommes connectés à un enfant et que nous avons fait le vœu, pour lui, de nous désintoxiquer de la chose cathodique. Ça a été dur, vous pouvez me croire. Surtout de ne plus sniffer ma dose hebdo de NCIS.

Mais ce pilier pédagogique numéro un, en acier trempé et structure bétonnée n’a absolument pas vacillé sur ses bases depuis.
En tout cas, pas pour nous, les adultes.

Field by Sudeepuk (c) http://www.flickr.com/photos/sudeepuk/127023579/

PoléNiquons encore un peu

Hier soir, après sa merveilleuse première journée dans sa future ex-maternelle de Poissy, notre fille est partie se coucher.

Et alors qu’elle avait refusé obstinément de me dire le moindre mot sur ce qu’elle avait traversé pendant l’après midi, notre fille s’est réveillée en hurlant plusieurs fois cette nuit là, blanche comme un linge, claquant des dents et se plaignant de douleurs dans les jambes.
En état visible de choc.

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