Épuisée !

Il y a à peu près trois ans, j’avais été impressionnée d’entendre parler des jeunes mamans qui montaient une boîte à la toute fin de leur grossesse ou pendant leur congé maternité, parce qu’elles avaient « enfin le temps ».
La créatrice d’« Envie de fraises », dont j’avais entendu parler pour la première fois à une réunion du Centre des Jeunes Dirigeants, – réunion plus que machiste d’ailleurs, avec démonstration du tout nouveau matos "Bang et Olufsen" à un seul bouton pour que même les femmes puissent l’utiliser, ah ah ah -, avait de fait fondé une association pour jeunes mamans créatrices de boîte.

Alors que moi, quand j’ai eu ma fille, qui, pendant trois mois ne dormait que deux heures par nuit et deux heures par jour, j’en venais de facto à confondre le jour et la nuit et à vivre dans un état constant de somnambulisme.

Chez moi à Davron

Je vous présente mon nouveau chez-moi.

Au lit avec un touchpad

Sans doute que pour les quatre-vingt quinze pour cent de personnes « normales », qui ne sont ni geek, ni, comme c’est mon cas, mariées à un geek, le terme « touchpad » évoque assez vaguement un truc sur lequel ont tape avec les doigts pour accéder à ses mails.
Même pas un ordinateur, un genre de tablette magique pour grand.
Et c’est vrai que c’est assez ludique les premières minutes, de pianoter dessus…

Mais dans mon cas, mariée que je suis, sans même avoir été droguée avant la mairie et donc sans excuse, à un geek, le touchpad, c’est devenu l’alpha et l’oméga de ma vie quotidienne.

Touchpad, usage n°1

Touchpad, usage n°1.

M’offrez pas de fleurs

Certes, quand je vois mon grand nounours de mari disparaître derrière un gros bouquet de tournesols ou de roses rouges, je suis comme tout le monde, j’ai mon petit cœur tout rose qui fait des bonds de grenouille.

Mon mec a pensé à moi, a pris du temps sur celui qu’il consacre aux pots et aux potes (et il lui en reste peu, il faut être honnête, depuis qu’il a une famille) et a consacré une partie de son budget binouze pour m’offrir des jolies petites choses inutiles qui sentent bon.
Un pur bon geste. Normalement gratuit et sans pensée à long terme. Soyons généreuse.

Rose

Hagard-hagard

Depuis le temps que je rêve de toucher à l’agar-agar, ce petit produit magique et algueux qui transforme tout en gelée !
Il faut dire qu’en Argentine, un pays qui ne connaît ni le navet ni la rhubarbe, et dont la vision de la gastronomie consiste à écarteler une bestiole morte devant un feu de bois, il faut pas rêver trouver de quoi cuisiner rigolo (ils s’en fichent, ils ont le soleil, ils n’ont pas besoin de s’empiffrer pour se remonter le moral…).

Et de l’agar-agar, là-bas, je n’en ai trouvé que sur la liste des produits du très beau et très fameux salon de thé-épicerie « El gato negro ». Sur la liste, mais bien évidemment indisponible à l’achat.
Les Argentins sont les champions de la rupture de stock organisée.

Les algues de la pointe de Beg-Pol by Y. Caradec http://www.flickr.com/photos/la_bretagne_a_paris/4902503870/

À table !

Et comme je suis ici une femme au foyer à la campagne et sans voiture, condamnée à l’achat du superflu par internet (la factrice tape déjà au carreau, on se voit tous les jours et on devrait prendre le café ensemble) et à la cuisine familiale, je cours le prétexte pour m’amuser.
Je cours aussi un peu trop vite lire un bon bouquin romantique pour bovaryser sous la pluie et la couette (la pluie dehors, la couette dedans), mais c’est un autre sujet…

En tout cas, moi, je vous aurai prévenus…

En cette semaine de rentrée, j’ai eu envie de vous parler "enfants" et du plaisir probable de les (r)envoyer enfin à l’école.

doll faces by normanack (c) http://www.flickr.com/photos/29278394@N00/302834037/

Parce qu’avant de décider de tomber enceinte et avant donc cette fatale poussée d’hormones mal contrôlée à la vue du nourrisson de ma cousine qui aura rendu tout raisonnement immédiatement caduc – la nature est bien faite -, je me suis pris la tête pendant plusieurs années sur les « pour » et les « contres » en matière de maternité.
Et comme les contres étaient plus nombreux que les pour, forcément, j’hésitais un peu.

Mon mari, lui, voulait des enfants depuis longtemps, pour une raison inconnue, que je ne lui ferai pas l’affront de limiter à l’intérêt de la poussée mammaire pendant la grossesse.

Mais si je me souviens bien, ma liste à moi devait donc ressembler un peu à celle ci :

– un enfant coûte une fortune et c’est sans parler de son éducation s’il veut faire médecine et n’a pas l’imagination de son grand-père qui a trafiqué les cigarettes (entre autres) pour financer les siennes

– un enfant te cassera la voiture quand il sera grand…

Une chaumière, un coeur et des huîtres.

Mon mari, mon cœur à moi, mon julot, ma moitié, en bref le mec qui a commis l’erreur de m’épouser, m’a invitée hier soir à dîner dans un charmant petit resto de Poissy.

Il faut dire que dans pas longtemps, la nounou des enfants rentre en Argentine, et que c’est pas demain la veille qu’on va dégotter une baby-sitter dans notre futur charmant village des Yvelines, Davron, 303 habitants, bientôt 307.

Mais je vous entends déjà ricaner : un charmant petit resto à Poissy, est ce possible ?

Huîtres creuses de Cancale (c) by Haute Bretagne http://www.flickr.com/photos/hautebretagne/4499491891/

Moment de solitude au parc

Cet après-midi, je suis partie au parc Meissonier de Poissy avec mes deux enfants et le très beau livre illustré par Éléonore Thuillier, "Le loup qui voulait changer de couleur".
Au passage, Pisciacais et Pisciacaises, je vous recommande tout particulièrement ce parc, il a de très beaux jeux d’extérieur pour enfants.

Ce n’est pas si souvent que je m’occupe de mes petits depuis mon retour d’Argentine : nous avons emmené avec nous leur nounou le temps de nous installer et je m’appuie lâchement sur elle pour sans doute beaucoup plus qu’il ne me serait nécessaire.
Je sais, c’est décadent. Et vous m’enviez horriblement. Et je vais morfler grave dans pas longtemps.
Je sais.

Toujours est-il que pour une fois que je sors mes enfants, l’enjeu est de taille…

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Royal !

Il aurait fallu être partie depuis un certain temps pour un voyage inter-galactique ou ne jamais aller chez le coiffeur pour ne pas savoir que Kate a récemment épousé William.
Je ne vous ferai donc pas l’affront de préciser les noms de famille.

En ce qui me concerne, j’ai passé devant l’écran, vendredi dernier, le même nombre d’heures qu’il y a à peu près trente ans devant Diana et Charles.
Je ne précise toujours pas les patronymes…

C’est à dire qu’à part quelques brèves pauses pour aller me chercher des madeleines au distributeur de l’appart hôtel pour mon petit dej (je suis de retour de l’étranger et la case appart hôtel est un classique du genre), me faire chauffer un bol de soupe (j’ai quand même pris le temps de mettre ma soupe dans un bol, tout n’est pas perdu !), retourner au distributeur me chercher un coca (je gagne, je joue) et évacuer le trop plein de liquides d’une façon que la décence et les bonnes mœurs m’interdisent de préciser (shocking !), je n’ai pas décollé mon attention de l’écran, de peur de perdre une bribe des inévaluables informations du tandem Bern (Stéphane) et Drucker (Marie, nièce de Michel)…

Horse Guards Parade 4 (c) by josullivan 59 http://www.flickr.com/photos/97373666@N00/4046605902/

Problèmes d’estomac. Part 2.

Halàlà, être une ex-expatriée qui a peur de l’avion, au delà du simple paradoxe, mesdames zet messieurs, ça n’a pas été évident.
Non, ça n’a pas été évident et Peugeot (la louable, honorable et tout et tout société qui emploie mon si patient mari), en plus d’accepter de nous offrir le vol AirFrance en direct depuis Paris, aurait dû allouer à mon tendre époux une prime spéciale « épouse hystérique ».

Bilbo el pilotoso (c) by Contando Estrelas http://www.flickr.com/photos/elentir/3727236130/

Heureusement, il y a eu des compensations…

Problèmes d’estomac. Part 1.

J’ai bien l’impression que mon inspiration est inversement proportionnelle à la quantité de nourriture offerte à la consommation de mon estomac.
Depuis trois semaines que je suis rentrée chez mes parents, je me complais – et ne me plains pas ! – dans les petits plats de ma môman.
Conséquence, toute mon énergie physique et mentale se concentre sur une satisfaisante digestion et je cherche en vain en moi le début du commencement d’un articlounet.
Et pourtant, je pourrais vous en raconter des choses ! Sur le voyage, l’arrivée, les multiples différences entre l’Argentine et la France, mes impressions à chaud sur l’état du pays (très attendues en haut lieu, j’en suis sûre !)…
Ce sera pour plus tard.
En attendant, je vous propose un autre article publié dans le Buena Onda.

Et je vais vous parler une petite fois de plus de mon ami l’avion.
Au passage, pour les amateurs du sujet (je suis sûre qu’il y en a !) qui auraient lu ma brève sur le vol Calafate-Ushuaïa, je tiens à préciser que le personnel d’Air France, pour la première fois, nous a bien confié un gilet de sauvetage taille enfant lors du dernier vol.

Avion iznad jezera Bubanj (c) by Aleksandar Urosevic http://www.flickr.com/photos/urke/302944906/